De Technopolys à la tête de Maurienne Poids Lourds

De Technopolys à la tête de Maurienne Poids Lourds

L’ascension de Cyril Milan en tant que mécanicien poids lourds

Ancien étudiant de Technopolys, Cyril Milan est aujourd’hui à la tête de Maurienne Poids Lourds, une entreprise familiale transmise de père en fils. Sa sœur et sa mère y travaillent également, perpétuant ainsi l’héritage familial. De mécanicien passionné à chef d’entreprise, il partage son expérience, les défis du métier et les compétences essentielles pour réussir.

Pouvez-vous vous présenter et nous dire quel est votre métier ?
Je me nomme Cyril Milan, je suis mécanicien poids lourds et chef d’entreprise.

Quel est le nom de votre entreprise et quelles sont ses activités ?
Mon entreprise se nomme Maurienne Poids Lourds. Nous sommes agents Renault et nous nous occupons de toute la mécanique des poids lourds. Nous proposons également des services de dépannage, de remorquage et de relevage. En complément, nous avons une station tachy pour les contrôles des tachygraphes, des limiteurs de vitesse ainsi que pour l’installation et le contrôle d’EAD dans les bus.

Depuis combien de temps êtes-vous chef d’entreprise ?
Cela fait un an maintenant. Mon père approchant de la retraite, j’ai repris l’entreprise tout en restant entouré de ma sœur et de ma mère. J’ai grandi dans cet environnement et y ai toujours travaillé aux côtés de mon père. Ma sœur a suivi le même chemin. La transition s’est donc faite naturellement.

Quelles sont les qualités requises pour exercer votre métier ?
En tant que mécanicien, il faut être passionné, patient, réfléchi et avoir une grande envie d’apprendre, car la mécanique évolue sans cesse. Il ne faut pas avoir peur de se salir et être rigoureux dans son travail.

Et en tant que chef d’entreprise, quelles sont les compétences essentielles ?
Il faut savoir gérer une équipe, prendre des décisions rapidement et avoir des connaissances solides dans plusieurs domaines, qu’il s’agisse de la gestion, de la technique ou de la relation client.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
Ce que j’apprécie le plus, c’est que chaque jour est différent. Nous devons réparer et livrer les véhicules très rapidement, car nos clients en ont impérativement besoin pour leur travail. Contrairement à l’automobile, où l’on peut proposer un véhicule de prêt, dans le poids lourd ce n’est pas possible. Il faut donc être très réactif pour minimiser l’immobilisation des véhicules.

Quel est le plus grand défi que vous rencontrez dans ce métier ?
Le plus grand défi est de remettre un véhicule en état de marche le plus rapidement possible tout en garantissant un travail de qualité. La réparation des poids lourds est souvent complexe, car ces véhicules sont intensivement sollicités, notamment sur les chantiers, et arrivent en atelier dans un état particulièrement encrassé. Sachant qu’ils sont indispensables à l’activité de nos clients, nous devons faire preuve d’une grande réactivité afin de limiter leur immobilisation.

Que l’on soit mécanicien ou chef d’entreprise, la priorité est d’assurer un travail rigoureux et efficace. En tant que chef d’entreprise, l’exigence est encore plus grande : il s’agit non seulement de garantir la satisfaction des clients, mais aussi de maintenir une entreprise performante et pérenne.

Pourquoi avoir choisi cette voie ? Quel a été votre parcours pour en arriver là ?
Depuis mon plus jeune âge, la mécanique m’a toujours passionné. Dès que j’en avais l’occasion, je passais mon temps libre au garage, ce qui m’a naturellement conduit à intégrer Technopolys en apprentissage. J’y ai obtenu un CAP en deux ans, suivi d’un Bac Pro en deux ans. J’aurais aimé poursuivre mes études, mais les impératifs professionnels m’ont amené à entrer rapidement dans le monde du travail.

Qu’est-ce que Technopolys vous a apporté ?
Technopolys m’a apporté une vraie rigueur et une formation technique approfondie. L’apprentissage en entreprise est essentiel, mais les plateaux techniques du lycée permettent d’acquérir des bases solides et d’approfondir les points plus techniques. On y apprend également à prendre le temps d’assimiler les connaissances essentielles pour notre métier.

Si vous aviez un conseil pour les futurs diplômés ?
Écoutez bien vos formateurs, ils sont là pour vous aider à progresser et à évoluer. Pour moi, l’école n’est pas une contrainte, c’est une continuité du travail en entreprise. Il faut voir cela comme une opportunité d’évolution. La mécanique évolue constamment, notamment avec l’arrivée de l’électronique, ce qui rend indispensable le suivi des cours. Il est donc essentiel de s’impliquer pleinement dans sa formation pour réussir dans ce domaine.

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