Interview de Yassine AOURAGH, apprenti technicien expert poids lourds chez Mercedes à Grenoble

Interview de Yassine AOURAGH, apprenti technicien expert poids lourds chez Mercedes à Grenoble

À 19 ans, Yassine AOURAGH a déjà un pied bien ancré dans la vie active. Passionné de camions depuis toujours, il a choisi l’apprentissage pour devenir technicien expert poids lourds chez Mercedes à Grenoble. Entre la pression des délais, la satisfaction client et la découverte des véhicules électriques, il construit pas à pas son avenir professionnel. Il nous raconte son parcours, ses défis et sa vision du métier.

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Je m’appelle Yassine AOURAGH, j’ai 19 ans et je suis actuellement en TFP (Titre à Finalité Professionnelle) technicien expert poids lourds. L’année dernière, après mon bac, j’ai fait le choix de m’orienter vers ce cursus en apprentissage plutôt que vers un BTS en voie générale.

Aujourd’hui, je suis en alternance chez Mercedes Dauphiné Poids Lourds à Grenoble. J’avais déjà découvert l’entreprise lors d’un stage de troisième de deux semaines. Cette première immersion m’a beaucoup plu et m’a permis, par la suite, de signer un contrat d’apprentissage.

Depuis toujours, je suis passionné par les camions. C’est vraiment ce qui m’a donné envie de m’orienter vers ce métier. Travailler sur des poids lourds, voir les véhicules arriver en atelier et repartir en parfait état, c’est quelque chose qui me motive énormément.

En quoi consiste votre formation et que vous apporte l’alternance ?

La formation consiste à apprendre le métier de mécanicien, en commençant par les bases de la mécanique. On étudie tout ce qui concerne le véhicule. Donc, les systèmes mécaniques, électriques, les différents organes, puis on apprend à diagnostiquer des pannes et à intervenir dessus.

L’alternance est je pense, un vrai atout. Je ne dirais pas que le cursus classique n’est pas bien, mais c’est différent. En formation initiale, on peut être très bon en cours, mais manquer d’expérience concrète sur le terrain. En apprentissage, on est directement plongé dans la vie active. On découvre le fonctionnement d’une entreprise, l’organisation d’un atelier, la relation avec les clients. Cela permet de concilier théorie et pratique. On apprend en cours, puis on applique immédiatement en entreprise. Cette immersion rend les choses beaucoup plus concrètes.

Pourquoi avoir choisi Technopolys pour votre formation ?

Même si le CFA est un peu loin de chez moi, j’ai entendu beaucoup de retours positifs sur Technopolys, notamment de la part de collègues dans mon entreprise qui y avaient étudié. Cela m’a rassuré et conforté dans mon choix.

Technopolys met à disposition des ateliers, notamment deux ateliers dédiés aux véhicules de transport routier avec tout le matériel nécessaire. C’est un vrai plus pour apprendre dans de bonnes conditions. Les formateurs sont d’anciens professionnels de la mécanique. Ils connaissent le métier, les problématiques du terrain, et savent nous orienter.

Nous avons aussi un carnet de suivi. À la fin de chaque semaine en entreprise, nous notons les tâches réalisées. Ensuite, au CFA, les formateurs analysent ce que nous faisons pour vérifier que nous progressons correctement et que nous voyons suffisamment de choses en entreprise. Il y a un vrai suivi.

Quelles compétences développez-vous pendant votre cursus ?

On développe bien sûr des compétences techniques, savoir réparer, diagnostiquer une panne, effectuer un chantier en autonomie. L’objectif est de pouvoir se débrouiller seul sur une intervention.

Mais il y a aussi des notions de gestion d’entreprise. On aborde des bases qui peuvent servir si un jour on souhaite ouvrir son propre garage.

Nous commençons également à nous former aux véhicules électriques, nous pouvons travailler sur un Volvo FHE 100% électrique à Technopolys. En entreprise comme en centre de formation, on nous sensibilise à ces nouvelles technologies.

Quelles sont vos missions en entreprise ?

En entreprise, je mets directement les mains dans le cambouis. J’interviens sur des poids lourds, mais aussi sur d’autres véhicules comme des Unimog ou même des tracteurs.

Je suis accompagné par un maître d’apprentissage qui m’explique les interventions, me montre les procédures, puis me laisse reproduire les gestes. Je gagne petit à petit en autonomie.

Ce que je préfère, c’est voir un camion arriver en mauvais état, avec une panne, puis réussir à identifier le problème, changer la pièce nécessaire et voir le véhicule repartir sans souci. La satisfaction du client, c’est vraiment ce qui fait la différence.

Quels sont les principaux défis du métier ?

Le plus grand challenge, c’est la pression. La pression des cours, avec les examens, mais aussi la pression en entreprise. Il faut finir les chantiers à temps, éviter les erreurs, ne pas rater une intervention.

Il y a toujours cette crainte de ne pas terminer dans les délais ou de décevoir un client. Mais c’est aussi le cas dans beaucoup de métiers. Il faut apprendre à encaisser, à se relever quand on fait une erreur et à ne pas lâcher.

Dans ce métier, la satisfaction client est essentielle. Il ne s’agit pas seulement de faire ce qui est demandé, mais de faire encore mieux, pour que le client reparte satisfait.

Quelles sont, selon vous, les qualités nécessaires pour devenir mécanicien / technicien expert ?

Je pense qu’il n’y a pas de profil type. Si on aime vraiment ce qu’on fait, on peut y arriver. La passion est importante.

Il faut aussi être sérieux, persévérant, accepter la pression et rester concentré. En apprentissage, on entre déjà dans la vie active. Il ne faut pas se dire qu’on est en vacances parce qu’on alterne entre le CFA et l’entreprise. On doit s’investir à fond.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Dans dix ans, j’aimerais toujours être dans mon entreprise actuelle. Je m’y sens bien, je suis bien formé et l’environnement de travail est positif.

Peut-être qu’un jour, quand je me sentirai encore plus expérimenté et plus professionnel, j’envisagerai d’ouvrir mon propre garage. Mais pour l’instant, je souhaite continuer à apprendre et à évoluer là où je suis.

Quel conseil donneriez-vous aux futurs apprentis ?

Je leur dirais de ne pas se relâcher, de travailler sérieusement et de représenter au mieux leur entreprise et leur centre de formation.

L’apprentissage, c’est l’entrée dans la vraie vie. Il faut en profiter pour apprendre, prendre de l’expérience et ne jamais abandonner, même quand c’est difficile.

Si on est motivé, passionné et prêt à faire des efforts, on peut vraiment trouver sa voie et s’épanouir dans ce métier.

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